Jardinier forcené ou paresseux à l’automne ?

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Le ménage des plates-bandes à l’automne : est-ce si nécessaire? Illustration tirée du livre Les 1500 trucs du jardinier paresseux

C’est à l’automne que la décision se prend. Serez-vous un jardinier forcené ou un jardinier paresseux ? Car, pour le jardinier forcené, l’automne est une grosse saison de travail, alors que pour le jardinier paresseux, c’est une longue saison de farniente.

Le « ménage » des plates-bandes

Le jardinier forcené, par exemple, tient à faire le grand ménage de ses plates-bandes. Il arrache toutes les annuelles et coupe les vivaces au sol pour que ses plates-bandes soient propres, propres, propres. Il faut, pour ce faire, se munir de sécateurs, d’un râteau et de beaucoup de sacs de plastique, car du stock, il en sort de son terrain. Après, il contemple avec satisfaction ses plates-bandes vides de tout ce qui pousse et il est content, car une plate-bande vide est une plate-bande propre et c’est ce qui compte.

Il est inutile de lui faire remarquer qu’il vient tout juste de faire un tort terrible à ses plates-bandes. En arrachant les annuelles, il vient de jeter à la poubelle de la belle terre, laissant de plus ce qui reste de la terre de ses plates-bandes exposé à l’érosion. De plus, la faune bénéfique du sol est terriblement perturbée… mais ce n’est pas grave, pense-t-il, car qui a besoin de champignons, de bactéries et d’insectes bénéfiques quand on peut appliquer des doses massives d’engrais et d’insecticides ?

En coupant les vivaces au sol, il expose les pauvres plantes aux pires rigueurs de l’hiver, car elles conservaient précieusement leurs tiges et leurs feuilles près d’elles pour s’abriter du froid.

Malheureusement, ces plantes vivaces sortiront de l’hiver affaiblies… si encore elles survivent, mais après tout, le ménage ne compte-t-il pas plus que la santé des plantes ?

De plus, les insectes bénéfiques hivernent dans les feuilles et les tiges des vivaces et des annuelles qu’il vient d’envoyer aux ordures. Ainsi, l’année prochaine, il aura le plaisir de vaporiser maints pesticides sur sa plate-bande, vu que les insectes nuisibles, dont il vient d’éliminer les ennemis, proliféreront.

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Même mortes, les feuilles des vivaces sont utiles. Elles protègent contre le froid, abritent des insectes bénéfiques et enrichissent le sol. Photo: brookside_dave, Pixabay

Le jardinier paresseux laisse et ses annuelles et ses vivaces sur place l’hiver. D’accord, les annuelles sont mortes, détruites par le gel, mais mêmes mortes elles jouent un rôle important dans l’écosystème, réduisant l’érosion et aidant à attraper la neige qui protégera les plantes vivaces avoisinantes. Il ne coupe pas non plus ses vivaces au sol. Pendant des millions d’années, elles ont évolué pour que leurs tiges restent debout l’hiver et que leurs feuilles se recroquevillent sur leur couronne pour la protéger du froid. De plus, tout le monde sait que le meilleur engrais pour toute plante est son propre feuillage !

 

Pourquoi défaire ce « plan de survie hivernale » de dame Nature juste pour faire propre ? Dame Nature n’est pas proprette, mais elle sait produire de belles plantes ! Au printemps, il coupera au sol les tiges mortes… du moins celles qui restent (la majorité pourrissent au cours de l’hiver, enrichissant le sol et lui évitant le besoin d’appliquer de l’engrais), mais il aura très peu de ménage à faire. Presque rien, en fait, car Dame Nature s’occupe de presque tout quand on la laisse faire.

Attirer les oiseaux

Sunflowers Bird Nature Yellow Summer Goldfinch

Quand on rabat les vivaces au sol et qu’on coupe les annuelles, on enlève la nourriture de la bouche des oiseaux. Photo: Max Pixel

Le jardinier forcené commence à installer ses mangeoires pour l’hiver. Elles lui coûtent très cher et il faut de plus payer encore et encore pour de la nourriture, mais il a les poches profondes et adore dépenser.

Le jardinier paresseux n’a pas besoin d’installer des mangeoires pour l’hiver. Les plantes qu’il n’avait pas coupées au sol (tournesols, échinacées, graminées, etc.) portent les graines qui seront la nourriture naturelle des oiseaux. Il aura autant de visiteurs ailés que son voisin forcené, mais il laissera Dame Nature faire tout le travail.

Protection hivernale

20170929D Hans, pixabay

Protection hivernale : laide et souvent inefficace! Photo : Hans, pixabay

Dès le ménage terminé, le jardinier forcené s’empresse à emballer tout ce qui reste pour l’hiver. Rien ne lui échappe : il y aura des « momies » partout ! Sa seule déception est qu’il n’arrive pas à emballer les grands arbres : il se contente d’emballer toutes les autres plantes à tiges ligneuses (arbustes, rosiers, conifères, jeunes arbres, etc.).

Il ne fait aucune confiance à Dame Nature pour protéger ses plantes contre les effets de l’hiver… d’ailleurs, comme il n’est jamais sorti de la ville de sa vie (du moins pas les yeux ouverts), il ne sait même pas que les conifères, les arbustes, les rosiers et les arbres qu’il protège avec tant de soins passent parfaitement l’hiver sans le moindre emballage dans la nature. Il emballe même ses conifères, qu’il avait pourtant achetés « parce qu’ils sont beaux 12 mois par année », mais que voulez-vous, il a toujours été un peu excessif!

En emballant ses plantes, il pense les avoir mises à l’abri du froid, car il est convaincu qu’une couche de toile ou de jute empêchera le froid de pénétrer dans ses végétaux. Or, il fait exactement la même température à l’intérieur de sa protection qu’à l’extérieur. En fait, tous ces emballages ne protègent nullement contre le froid, mais réduisent bien la force du vent… un peu !

Le jardinier paresseux n’emballe rien pour l’hiver. Il choisit plutôt des plantes selon son climat et ses conditions. Il s’informe notamment de la zone de rusticité des végétaux qu’il plante et évite les plantes des zones supérieures, se contentant des végétaux adaptés à sa région. Ainsi, s’il réside dans la zone de rusticité 5, il choisit uniquement des plantes des zones 1, 2, 3, 4 et 5. Le jardinier paresseux de la zone 4 préfère des plantes des zones 1, 2, 3 et 4. Et ainsi de suite.

Si une plante brûle l’hiver, c’est qu’elle n’est pas bien adaptée à cet endroit. Il la remplace par une plante qui l’est. Ainsi, il plante ses rhododendrons à l’abri du vent et il évite de planter des arbustes ou des conifères près des jets de la souffleuse à neige, où ils peuvent être brisés, car il sait que c’est le domaine des vivaces qui ne sont nullement dérangées par cet appareil.

Les feuilles d’automne

20170929C Bigmouth1, WC

C’est triste de voir les feuilles mortes, tellement une richesse pour le sol, mises aux vidanges. Bigmouth1, Wikimedia Commons

Le jardinier forcené ramasse au râteau toutes les feuilles d’automne sur son terrain et les met à la rue pour que la municipalité en dispose : il sort souvent des dizaines et des dizaines de sacs de « déchets » de son terrain pour que ce soit très, très propre. Dès que le vent apporte encore quelques feuilles, il recommence. Décidément, jardiner, c’est un travail sans fin !

Le jardinier paresseux aussi ramasse les feuilles tombées sur son terrain, mais seulement celles qui atterrissent sur son gazon : il sait que les feuilles tombées dans les plates-bandes ne nuisent pas et vont même nourrir le sol. Le gazon, qui est un milieu hautement artificiel, ne tolère pas l’ombre des feuilles tombées. Il les collecte alors, du moins quand le gazon en est complètement couvert, mais ne les jette pas (quelques feuilles çà et là ne dérangent pas et il les laisse sur place). Il les ramasse avec une souffleuse-déchiqueteuse qui coupe les feuilles en miettes ou encore, il utilise sa tondeuse pour les ramasser et les déchiqueter. Et il ne jette pas ses feuilles. Une fois déchiquetées, elles font un merveilleux paillis gratuit qui ne part pas au vent et qu’il peut poser dans ses plates-bandes pour enrichir le sol tout en protégeant les couronnes des plantes du froid. Plus il en met, plus ses plates-bandes seront belles.

Et il met tout surplus de feuilles dans le composteur.

On appelle réutiliser les feuilles de cette façon le feuillicyclage. Tellement bon pour l’environnement!


Et voilà ! Serez-vous un jardinier forcené ou un jardinier paresseux ? Ce sont vos actions au cours des prochaines semaines qui vont le déterminer !

 

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44 réflexions sur “Jardinier forcené ou paresseux à l’automne ?

  1. Pas de souci je suis une pure paresseuse… C’est mon voisin d’en face qui est content que je rėcupère ses feuilles car j’en manque, mes arbres sont trop petits. Et pourtant je suis en plein jardinage ces jours-ci. Création de massifs, divisions, déménagements de plantes, saurai-je m’arrêter un jour?
    J’ai hâte de m’acheter un hamac ou une chaise longue mais ce n’était pas encore pour 2017. Je trouve que l’automne est la préparation de l’an prochain.
    Par contre c’est vrai que les massifs terminés ou qui ont plus de 2 ans ne m’ont pas vue depuis un moment…

    • Vicky Bergeron

      Hihihi mon conjoint m’a acheté un beau hamac il y a 3 ans….résultat, les enfants se font un plaisir d’aller jouer dessus mais essayer de deviner combien de fois j’ai été me coucher dedans???? 0 et oui!

  2. Diane

    Bel article:) Est-ce que si j’utilise ou je laisse en place les feuilles de mon tilleuil qui sont pleines de miellat peuvent causer des problèmes ou c’est correct?

  3. Line Bertrand

    Des feuilles d’érable atteintes de la tache goudronneuse tombent sur mon terrain. Est-ce que ce champignon peut se transmettre à d’autres arbres ou plantes vivaces. Je ne les mets pas dans mon compost car je crains que la maladie se transfert dans mon potager je les mets donc dans des sacs que la ville ramasse à partir d’octobre. Puis-je les laisser sur mon terrain en les déchiquetant. J’ai déjà commencé à les enlever car elles sont tellement dégeulasses qu’on ne distingue plus mes plantes qui sont encore en fleur.

  4. Richard Turcotte
    Dans la même ligne de pensée de Line, j’ai quelques vivaces dont les feuilles sont atteintes par les champignons du «blanc». Comme j’essaie sans succès d’être un paresseux modèle, est-ce je peux laisser les feuilles dans la plate-bande?

  5. Danielle

    Bonjour M. Hodgson nous sommes des jardiniers forcenês depuis plusieurs années et notre jardin s’en porte très bien. on aime ça propre ,propre,propre comme vous dites. Ben coudons, ça prend de tout pour faire un monde!!!🌹🌷🌼🌸
    J’aime beaucoup lire tous vos articles
    Au plaisir de vous lire!!!

  6. DURIVAUX DENIS

    pourquoi s acharner sur les feuilles mortes , c est chaque annee la meme chanson,c est la saison des poetes ,c est le cycle de la vie ,vivre et mourir ,DENIS

  7. Andre

    Moi et bien je coupe mes vivaces et mes annuelles que je mélangent avec mes feuilles pour former un magnifique tas de compost ,avec deux tas de compost en alternance j’en ai un de prêt chaque année .entre forcené et paresseux…..

  8. Danielle Bibeau

    Bonjour, j’aimerais bien être comme vous…mais comme j’ai un grand pin qui perd cocotes et épines à profusion à l’automne, j’aimerais savoir si c’est nocif pour le gazon, et si je par contre je pourrais m’en servir comme protection hivernale pour mes hydrangées (Artic Blue et Endless Summer) et mes autres vivaces en général. Pour les feuilles de mon érable je les laisse recouvrir mon Sceau de Salomon et mon Anémone du Japon etc.

      • Sylvie parent

        J’aimerais bien faire la paresseuse dans mes bacs potagers mais j’ai beaucoup de petites oseilles est-ce que je devrais essayer de m’en débarrasser cet automne si oui y a-t-il un truc sans trop d’effort ?

  9. Fontaine

    Je serai jardinier paresseux parce que je veux éviter les tiques qui abondent dans notre région des cantons de l’est et je vous avertis: la maladie de Lyme cest du sérieux!!

  10. Tomate urbaine

    Si les plants de tomates sont malades, est-il préférable de les enlever, ou peut-on les laisser sur place jusqu’au printemps? Est-ce que cela peut causer du tort aux semis qu’on voudrait planter au même endroit?

    • La plupart des spores de maladies de tomate vivent plutôt dans le sol et entre dans les plantes par les racines. Elles sont déjà présentes quand la plante se développe et y resteront quelques années, d’où d’ailleurs la suggestion de faire une rotation d’au moins 4 ans avant de replanter des tomates au même endroit. Laisser le feuillage, par contre, ne change pas grand-chose et aide au moins à réduire l’érosion.

  11. Hélène Proulx

    Je râtelle toujours mes feuilles dans mes plates-bandes mais j’évite de mettre les aiguilles de pin parce que j’avais entendu qu’elles étaient trop acides pour servir de paillis, mais là, j’ai des doutes… puis-je aussi râteler les aiguilles dans les plates-bandes ?

  12. Christine Verret

    Cher Jardinier Paresseux,

    Si les oreilles vous silent, dites-vous bien que j’en suis responsable! Je ne cesse de vous parler dans ma tête. Je suis découragée … J’essaie de suivre tous vos conseils pratiques et je vous aime beaucoup. Mais depuis quelques années, j’ai l’impression d’être en combat contre la nature et cette année, elle vient de gagner!
    Tout ce que je plante devient malade! Mon lilas et mes pivoines ont le mildiou, mes buxus (qui étaient magnifiques pendant des années) ont attrapé une maladie qui les a fait desséchés (je les ai arrachés pour planter des pins Mugo qui sont aussi en train de mourir). Mes plants de tomates se font manger par des petites bébittes noires qui font des trous ronds et les feuilles taches noir et jaunes. J’ai arraché tous mes rosiers parce qu’il se faisaient dévorer par les scarabées japonais pour planter une glycine (à la suggestion de la pépinière) qui se fait manger elle aussi! Les feuilles de ma clématite sont devenues molles et elles ont brunies sans dessécher. Je l’ai coupée au ras du sol et j’ai ramassé toutes les feuilles. Et cette année, la goutte qui a fait déborder le vase, les feuilles de mes rudbékias jaunes sont brunes comme du cuir séché (j’ai réussi à tuer des rudbékias!) et cette maladie semble affecter mes géraniums vivaces et mes fleurs d’automnes. Mes bouquets de lupins indigo se sont fait siphonner (du moins je pense que c’est ce qui arrive) par des bébittes microscopiques … J’ai tout coupé au ras du sol, en pensant que comme la plupart des mes plantes semblent affectées par des champignons, ne laissant aucune feuille infectée aiderait à combattre la maladie. Qu’est-ce que je fais? J’arrache tout? Qu’est-ce que je vais planter à la place? Christine, la jardinière découragée …

    • Je vous comprends d’être découragée ! Tout cela en même temps !

      Je soupçonne que c’est l’été pluvieux qui est derrière la plupart de vos problèmes. 2 ½ mois de pluie font souvent ressortir des problèmes fongiques… mais la plupart disparaîtront l’an prochain si le temps est plus normal. Ou encore, il y a un système d’irrigation qui arrose trop et vous pourriez l’ajuster à la baisse. Après tout, un terrain a toujours été bien drainé dans le passé et qui devient subitement un marécage, c’est difficile pour beaucoup de plantes !

      Ma suggestion : ne paniquez pas. Allez-y étape par étape, enlevant les plantes qui donnent des résultats réellement insatisfaisants, les remplaçant par d’autres plantes que vont bien chez vous et qui ont donc fait leurs preuves. (Je ne peux pas croire que tout pousse mal !) Vous pouvez diviser ou bouturer les « plantes gagnantes » ou en acheter d’autres. Et les plantes qui réussissent bien chez vos voisins sont aussi à prendre en considération.

      Regardons un peu cas par cas :

      1. Lilas et pivoines. Votre « mildiou » est probablement juste du blanc, une maladie peu nuisible, dans le fond, qui a ressorti cette année à cause des mauvaises conditions. Apprenez à vivre avec. Est-ce si grave si vos plantes paraissent un peu grises ?
      2. Buis : déjà enlevé… et généralement mal adapté à notre climat.
      3. Pin mugo : Surprenant qu’il aille mal, mais si le sol est détrempé ou s’il est trop à l’ombre, ça peut arriver. Donnez-lui une autre chance.
      4. Tomates : Très sujettes aux insectes et aux maladies. Vous avez vécu une année traumatique. Donnez-vous alors une année de congé de tomates l’an prochain. Une chose de moins pour vous stresser. Quand vous recommencerez, cultivez-les en pot et changez le terreau aux 3 ou 4 ans : parfois, ça fait des merveilles !
      5. Clématite : une plante toujours capricieuse. Bon débarras !
      6. Rudbeckie : sans doute la tache septorienne, très courante ces temps-ci. Plus d’info ici : https://jardinierparesseux.com/2016/08/31/taches-noires-sur-rudbeckies-jaunes/ En général, elle dérange plus le jardinier que la plante… et les visiteurs ne le remarquent jamais.
      7. Maladies sur vos géraniums vivaces et vos vivaces d’automne. Assurément pas le même problème qu’avec la rudbeckie : les maladies végétales sont presque toujours spécifiques à certaines plantes hôtes. Les maladies des rudbeckies ne vont pas sur les géraniums vivaces ni vice versa. Donnez-leur une autre chance. Il s’agit peut-être juste de maladies de fin de saison, rarement très graves… ou encore, de diverses maladies sporadiques à cause de l’été humide.
      8. Lupin indigo (Baptisia) : cette plante est rarement sujette aux maladies ni aux insectes, mais un bon drainage (qu’il n’a peut-être pas eu cet été) est essentiel. Donnez-lui une autre chance.
      9. Plantes attaquées par le scarabée japonais : débarrassez-vous-en, car cet insecte reviendra annuellement. Voici une liste de plantes qui y résistent : https://jardinierparesseux.com/2017/06/20/plantes-que-les-scarabees-japonais-naiment-pas/

      Encore, du calme : tout va probablement rentrer dans l’ordre l’an prochain.
      Parole de jardinier paresseux !

      • Christine

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre, je pense que je vais peut-être essayer de traiter très légèrement les rudbeckies, je déteste toucher à ces produits, mais je les aimes beaucoup. On verra… je suis un peu paresseuse moi aussi … Encore une fois, merci beaucoup de tous vos bons conseils et de votre sagesse.

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