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Nourrissez la microflore et la microfaune de votre sol en priorité et la plante va vous remercier au centuple

20170616A
Nourrissez le sol avec du compost plutôt que les plantes avec des engrais de synthèse et vous verrez comme vos plantes poussent bien!

Je reçois souvent des messages fort intéressants des lecteurs de mon blogue. En voici un que j’air reçu suite au blogue intitulé Engrais ou compost et qui mérite d’être largement partagé.

J’aurais aimé que vous disiez à vos lecteurs et lectrices que les plantes (toutes les plantes y compris les arbres) se nourrissent à 90% des éléments contenus dans l’air! – CO2 + H2O (photosynthèse) = C6-H12-O6 (sucre) + O2 (qu’on respire !) – et que seulement 10 % des nutriments au maximum proviennent des microéléments du sol.

Ils seront surpris de constater que les composts servent à nourrir les microorganismes (champignons, bactéries) du sol, et non pas la plante elle-même!

Nourrir le sol est plus payant que nourrir la plante synthétiquement avec l’ajout d’engrais et qu’à la longue (vous avez raison) si l’on ne nourrit pas le sol, il faudra toujours apporter de plus en plus de nutriments chimiques pour obtenir un rendement équivalent sinon diminué.

Amitié,

Yvon Beaulieu
Biologiste médical

Journaliste et blogueur horticole, auteur de plus de 60 livres de jardinage, conférencier très en demande et jardinier passionné, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, vit et jardine à Québec. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2 000 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

7 comments on “Nourrissez la microflore et la microfaune de votre sol en priorité et la plante va vous remercier au centuple

  1. Ghislain Gauthier

    Toutes mes plate-bandes sont composées d’un pied de compost pur (commercial en vrac). L’investissement original dispendieux a été compensé par une croissance généreuse de mes plantes. En plus de met du bois raméal fragmenté (BRF) comme paillis pour continuer à enrichir mon milieu de vie et j’en suis récompensé. Ghislain

  2. bonjour
    je suis vraiment contente d’apprendre ça, je me sent un peu moins coupable de ne pas mettre autant de compost que je devrais
    merci

  3. Une petite question bien simple à propos du compost: Combien faut-il en mettre?

    Je fais du compost à la maison avec un composteur électrique et j’en produit une bonne quantité. Quand je rempote mes plantes, j’ajoute toujours un peu de compost à la nouvelle terre, mais j’ai toujours peur d’en mettre trop… Pareil pour mon jardin: au printemps, j’y ajoute toujours quelques bonnes pelletées de compost, mais est-ce assez assez… ou trop?

    Merci!

    • On peut mettre beaucoup de compost sur la plupart des plantes (celles qui préfèrent un sol pauvre ou sec sont des exceptions), jusqu’à environ un tiers de leur terre. Mais peu de gens ont autant de compost. Person, je mets quelques poignées par plante à la plantation et à peu près autant annuellement.

  4. SYLVAIN OUELLET

    Ça ressemble beaucoup au principe de base de l’agriculture naturelle Coréene (KNF pour Korean Natural Farming ) , une méthode d,agriculture naturelle supposément très performante , qui utilise surtout les micro-organismes indigènes bénéfiques pour augmenter les rendements des cultures à moindre coûts et biologiquement . C,est cette même technique qui est à l,origine des porcheries et fermes sans odeurs . Cette technique se répand de plus en plus dans plusieurs pays , mais apparemment , personne ne connait ou en parle au Québec ? Quelqu’un a fait des recherches sur ce sujet ?

    • Très honnêtement, c’est la première fois dont j’entends parler. Je ne suis pas au courant de gens qui font spécifiquement des études sur la KNF, mais beaucoup d’autres techniques (la permaculture, par exemple) utilisent des connaissances similaires.

      • SYLVAIN OUELLET

        Cette technique a attiré mon attention pour une raison , elle est dérivée de la technique d,agriculture naturelle Japonaise développée par Masanobu Fukuoka . La technique Japonaise est en fait très paresseuse car elle imite parfaitement la nature , pas de labours , compostage de surface (facile !) , pas d,épandage intensif de fumier , récupération des résidus de culture sur place . La technique Coréenne s,inspire à la base de la technique Japonaise , sauf que son fondateur est un Dr. biologiste qui y a ajouté ses connaissances de microbiologie . Quand les mycorhyzes sont arrivées sur le marché , ça fait fureur avec raison . Dans le sol , il y a une foule d,autres micro-organismes bénéfiques un peu méconnus qui transforment les macro nutriments en engrais assimilables par les plantes . Cette technique s,assure que la population de ces micro organismes benéfiques (bactéries , champignons , nématodes et protozoaires ) soit à un niveau optimal , car c,est à eux qu,on doit la fertilité d,un sol . Plus ça grouille en dessous , plus ça pousse en dessus haha. Nourrir le sol et le sol nourrit les plantes . Le seul hic avec la technique Coréenne , c,est qu,il y a beaucoup de bouillons de culture à préparer , ce qui peut être un peu moins paresseux pour un jardinier qui s,en fait pas trop pour son jardin . J,ai fait des recherches pour savoir les pour et les contre de cette technique , mais curieusement , je ne trouve que des pour ? C,est un peu étrange et quand je questionne les gens , j,ai droit à un regard de points d,interrogation ?? . J,aime bien me questionner sur les nouvelles méthodes pour pas tomber dans les techniques ésotériques questionnables un peu weird sur les bords haha. C,est probablement pas nécessaire de suivre à la lettre toutes ces recettes dans un petit potager et aménagement tant qu,il est bien amendé de matière organiques et bien inoculé de micro organismes . On laisse faire la nature et le tour est joué . mais c,est quand même super de pouvoir savoir les recettes pour pouvoir fabriquer son propre hydrolisat de poissons , purins de végétaux , recettes insecticides naturelles , inoculants pour toilettes compostantes , etc , etc . Sur une plus grande échelle , cette technique devrait pouvoir remplacer l’agriculture chimique qui dégrade les sols en utilisant la biotechnologie qui regénère les sols épuisés et ce ,à moindre coûts . Il y a de l,avenir là- dedans sans aucun doute , autant pour le petit jardinier que le producteur commercial . Il y aura beaucoup d,essais à faire pour adapter cette méthode au climat du Québec très certainement avant de crier victoire .

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