Cultivez des surplus de légumes pour les moins nantis

Par défaut

20170602.jpgUn rang pour ceux qui ont faim: c’est le titre d’un programme organisé conjointement par la Garden Writer’s Association Foundation, l’Association canadienne des banques alimentaires et le Conseil du compostage du Canada pour encourager les jardiniers de penser planter un surplus de légumes qu’ils peuvent par la suite offrir aux banques alimentaires. Si vous avez un potager en pleine terre, vous pourriez justement planter un rang de plus, mais si l’espace manque, par exemple si vous jardinez sur un balcon ou une terrasse, même juste une potée ou deux de plus de tomates ou de courgettes donnera plusieurs kilos de légumes supplémentaires à offrir.

Comment faire le don

20160531B copy.jpgPour connaître le nom d’une banque alimentaire ou une soupe populaire près de chez vous, composer le 211, la ligne d’assistance de Centraide Canada: elle saura vous diriger vers une banque alimentaire ou une soupe populaire dans votre quartier.

Enfin, n’oubliez pas de donner un p’tit coup de fil avant d’y aller. Il y a peut-être une journée ou une heure qui leur convient davantage pour recevoir des dons. N’oubliez pas que ces organismes fonctionnent en bonne partie avec l’aide de bénévoles et on veut les aider, pas obliger les bénévoles de faire des heures supplémentaires.

Autres programmes

En France, il y a le programme Potager Citoyen en partenariat avec les jardineries Gamm Vert qui vous donne des semences de légumes au printemps et vous leur rapportez la récolte quand elle est prête. Et rien ne vous empêche de rapporter d’autres légumes en surplus aussi.  Les légumes remis vont aux Restos Du Cœur. Merci à Christine Hajduk pour cette information.

Même s’il n’y a pas de programme organisé de partage des surplus de légumes dans votre région, rien ne vous empêche de contacter une soupe populaire près de chez vous pour demander comment leur livrer vos surplus de légumes.

Cet été, soyons généreux : plantons tous un rang pour ceux qui ont faim!20170602

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8 réflexions sur “Cultivez des surplus de légumes pour les moins nantis

  1. HAJDUK Christine

    Bonjour,
    En France, il y a le programme Potager Citoyen en partenariat avec les jardineries Gamm Vert : ils donnent des sachets de graines ou de plants (pommes de terre, courgettes …) et on leur apporte la récolte ; ils acceptent bien sûr d’autres légumes. Ce sont pour les Restos Du Cœur. Je pense qu’il y a aussi d’autres initiatives mais voilà pour la petite info.
    Merci en tous les cas pour vos articles qui m’apprennent beaucoup.
    Christineh

  2. Geneviève Bordeleau

    Une autre idée de projet: au jardin communautaire de Stoneham-et-Tewkesbury, grâce à l’implication de plusieurs des jardiniers, nous avons tout récemment aménagé une nouvelle parcelle de jardin pour un organisme local qui vient en aide aux plus démunis. Cet organisme fournissait déjà des paniers alimentaires, mais n’avait pas accès à des fruits et légumes frais. La nouvelle parcelle est mise à la disposition de leurs bénévoles afin qu’ils puissent cultiver et fournir des produits frais aux familles dans le besoin.

  3. Julie Hebert

    Bonjour, j’ai plusieurs smart pot dans ma cours (une 30aines) J’ai vu beaucoup de charte de campagnonage et je suis un peu perdu. Avec quoi puis-je planter mes salades, oignon, céleri, échalotte, kale, bette a carde, choux bruxelle, persil, basilic? J’ai des plants de tomates, concombre, broccoli, piments, zuccini et citrouille. Je dois les planter dans ces pots car je peux les accompagner de petits légumes. J’ai quasiment tous vos livres mais j’avoue que je suis un peu perdu en ce qui concerne de quoi planter dans mon smart pot de tomates, ou dans celui du concombre, ou celui des céleri rave ou celui du broccoli ou de l’aubergine. Est-ce que je peux planter l’aubergine avec les tomates? C’est toutes des questions auxquelles je ne trouve aucune réponse dans mes nombreux livres ou sur internet.

    Merci infiniment.

    • Personnellement, je ne crois pas au compagnonnage. Le tableau de compagnonnage m’a tellement donné du fil à retordre, embêtant tous mes efforts de jardiner correctement, que je ne le recommande plus. Si vous ne trouvez pas de réponses sur l’Internet, c’est peut-être parce que peu de jardiniers réussissent à l’appliquer. Voici un petit texte que j’ai écrit sur le sujet tout récemment: Je vais vous décevoir, mais je ne crois plus au compagnonnage comme tel. J’ai essayé pendant plus d’une décennie de pratiquer les préceptes de cette technique pour finir par ne plus y adhérer, étant donné des résultats très mitigés.

      Je ne balaie pas le compagnonnage du revers de la main – il y a beaucoup de bonnes idées là-dedans -, mais elles sont enterrées à travers des croyances sans fondements, des demi-vérités et des idées erronées. Surtout, je n’essaie plus de suivre le célèbre tableau de compagnonnage, qui serait censé indiquer quel légume cultiver à côté de quel autre, ainsi que quels légumes ne doivent jamais se voisiner : il rendait la planification trop pénible.

      Aujourd’hui, je fais plutôt ce que j’appelle un «compagnonnage logique». Par exemple, les grands légumes jettent de l’ombre sur leurs voisins. Ils sont donc à planter à l’extrémité du potager, au nord ou au nord-est. Aussi, un légume aux racines superficielles, comme la tomate, appréciera la présence de petits légumes pas très gourmands, mais à feuillage dense, comme la laitue, à son pied pour ombrer ses racines fragiles. Et j’ajoute d’office des fleurs à mon potager pour attirer les pollinisateurs, mais presque n’importe lesquelles.

      La polyculture, soit l’idée de mélanger les plantes plutôt que de planter en groupes homogènes, et ce, pour confondre les prédateurs, peut aussi être vu, par extension, comme un compagnonnage logique, et je l’applique aussi.

      Un exemple des non-sens parmi les techniques de compagnonnage : planter des oeillets d’Inde (Tagetes patula) dans le potager serait censé éloigner les insectes nuisibles. Mais, à ma grande déception, je voyais parfois mes oeillets d’Inde infestés par les mêmes insectes qu’ils étaient censés éloigner et si je ne les arrachais pas rapidement, ils s’étendaient à mes légumes. En faisant des recherches, j’ai appris que toutefois les tagètes ont une réelle utilité dans le potager, car ils aident à réduire la population de nématodes nuisibles. Mais nous n’avons pas cette sorte de nématode au Québec.

      Pourquoi alors traiter pour un problème qu’on n’a pas? Ainsi va le compagnonnage : il y a autant de fausses idées que de bonnes, sinon plus.

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