Bonsaï Truc du jour

Mon premier bonsaï

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Voici environ l’image que j’avais en tête quand j’ai commandé un nécessaire de bonsaï.

J’ai toujours été naïf. Cela a commencé dans mon enfance et persiste aujourd’hui. Je n’arrive pas à croire que tous les gens ne sont pas bons et que toutes les publicités ne disent pas la vérité. C’est ainsi que j’ai été hameçonné plus d’une fois par une annonce qui promettait plus qu’elle ne livrait. D’ailleurs, c’est ainsi qu’a débuté ma première expérience avec le bonsaï.

Je raconte:

Grosse déception

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Les vrais bonsaïs ne viennent pas dans une boîte… mais je ne le savais pas.

J’avais peut-être 13 ou 14 ans et un petit emploi d’été, donc un peu d’argent dans mes poches. Dans une des revues de jardinage de mon père, il y avait une annonce offrant un nécessaire de bonsaï à un prix très alléchant: seulement quelques dollars, si je me souviens bien.

Je n’avais pas encore saisi que, habituellement, la valeur d’un produit correspond plus ou moins à son prix. J’imaginais donc que j’allais recevoir un beau bonsaï tout fait à prix d’aubaine. Comment résister à cela!

Donc j’ai placé la commande et bientôt la boîte est arrivée. J’avais tellement hâte de voir mon bonsaï! Vous aurez deviné que ce qui se trouvait à l’intérieur n’était pas le bonsaï vivant que j’attendais, mais un pot de bonsaï (en plastique de surcroît!), un petit sac de terreau et des semences de conifère. J’avais envie de pleurer!

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Un pot, du terreau et des semences: on est encore loin d’avoir un bonsaï!

Évidemment, la curiosité a vite modéré ma déception. D’accord, ce n’était que des semences, mais n’empêche qu’elles avaient le potentiel de donner un beau bonsaï… un jour. J’ai donc semé les graines utilisant le pot et le terreau fournis, et me suis mis à attendre. Un mois, deux mois, trois mois: rien n’a jamais germé. Aujourd’hui, je soupçonne qu’un traitement au froid aurait été nécessaire, mais les maigres instructions accompagnant le nécessaire ne le mentionnait pas.

Grosse déception, donc, pour mon premier bonsaï.

Expériences ultérieures

20161220E.jpgIl ne faut pas trop pleurer pour moi, toutefois. Quelques années plus tard, j’ai commencé à étudier le bonsaï plus sérieusement, faisant mes recherches dans des livres sur le sujet, C’est ainsi que j’ai acheté mes premiers pré-bonsaïs (jeunes plantes enracinées) et que j’ai commencé à les former en bonsaïs véritables. J’ai eu un certain succès et j’ai même gagné des prix dans une exposition.

Je me suis rendu compte, toutefois, que le bonsaï n’était pas pour moi, car cette technique demande des soins presque quotidiens alors que mon emploi de l’époque m’obligeait à m’absenter souvent.

J’ai fini par vendre mes bonsaïs à un collectionneur et j’ai redirigé mes intérêts horticoles vers d’autres végétaux et d’autres techniques. D’ailleurs, je fais presque tout dans le domaine horticole sauf du bonsaï.

Et c’est parfait ainsi: l’art du bonsaï n’est pas pour moi, tout simplement. Je le trouve trop prenant. Mais j’adore voir des bonsaïs et ne manque jamais une occasion pour visiter une exposition de ces plantes.

La même genre d’attrape existe toujours

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Les nécessaires à bonsaï sont toujours sur le marché, 40 ans plus tard!

Savez-vous que la même attrape existe toujours, soit des «nécessaires de bonsaï» qui ne contiennent pas une plante, mais des semences, des semences de plantes qui sont d’ailleurs à 10 à 20 ans de faire un bonsaï, si même elles germent? Cherchez sur l’Internet, notamment sur Amazon, et vous en verrez.

Ce n’est pas comme ça qu’il faut débuter dans le bonsaï. Si le sujet vous intéresse, commencez par lire un livre sur cet art oriental, par suivre un cours ou par devenir membre d’une association de bonsaï local. C’est comme ça qu’on devient bonsaïste.

Le monde de jardinage est sympathique

Et si jamais vous avez été hameçonné par une annonce horticole par trop alléchante qui n’a pas livré la marchandise promise, sachez que le jardinage n’est pas toujours comme ça, que la plupart du temps, on a de bons résultats.

J’ai maintenant plus de 40 ans d’expérience en horticulture, j’ai placé des centaines de commandes et je me suis rarement fait avoir. Peut-être 2 ou 3 fois et toujours dans une situation où j’aurais dû m’en douter, où le prix ne correspondait pas à l’offre.

Le monde horticole est surtout rempli de gens honnêtes. Parole de jardinier naïf!20161220c

Journaliste et blogueur horticole, auteur de plus de 60 livres de jardinage, conférencier très en demande et jardinier passionné, le jardinier paresseux, Larry Hodgson, vit et jardine à Québec. Le blogue le jardinier paresseux offre plus de 2 000 billets aux amateurs de jardinage, toujours dans le but de démystifier le jardinage et le rendre plus facile aux participants. Si vous avez une question sur le jardinage, entrez-la dans Recherche: la réponse s’y trouve probablement déjà.

2 comments on “Mon premier bonsaï

  1. Belle plume. J’aime votre histoire.

  2. Je commence le domaine du bonsaï, et le jardinage en général. J’ai pris un bonsaï de 5 ans dans une boutique en ligne grand public, et je déplore que d’emblée on mette un obstacle qu’est le substrat dans lequel il est planté, de la terre compacte, à tel point que quand on l’arrose l’eau ne pénètre même pas. Bon au moins ça donne un peu de challenge et de travail, à savoir le mettre dans un substrat bien drainant voir aéré pour l’oxygénation des racines. La taille j’en parle même pas, mais au moins je vais pouvoir m’amuser à le sculpter.

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