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Taches noires sur rudbeckies jaunes

La rudbeckie ‘Goldsturm’ (Rudbeckia fulgida sullivantii ‘Goldsturm’) est l’une des vivaces les plus populaires de nos jardins. Avec ses masses de «marguerites jaunes» à cœur noir, elle égaie nos plantations de la fin de juillet à la fin de septembre, elle attire les papillons, les abeilles et les oiseaux granivores, elle fait une excellente fleur coupée et elle est bien rustique (zone 3 et même zone 2). Donc, c’est presque la vivace parfaite! Cependant, depuis quelques années, une «nouvelle» maladie semble infester les feuilles. Au début, il n’y a que quelques taches brun pourpre rondes ou angulaires sur les feuilles inférieures, mais la maladie peut s’étendre sur les feuilles supérieures et venir à presque recouvrir les feuilles de noir. Qu’est-ce que c’est et que peut on faire pour l’éliminer? Il y a plusieurs maladies qui peuvent causer ce symptôme, mais la plus courante est la tache septorienne de la rudbeckie (Septoria rudbeckiae), un champignon. La maladie fait discrètement son apparition... Lire la suite >

Célébrons le «plus grand jardinier d’Angleterre»: Capability Brown

Le 30 août 2016 est le 300e anniversaire de naissance de celui qu’on nomma le plus grand jardinier d’Angleterre, Lancelot Brown, beaucoup mieux connu sous le surnom «Capability». Son surnom vient du fait qu’il assurait toujours ses clients potentiels richissimes que leur terrain avait un bon potentiel («good capability») pour l’aménagement paysager. Même si, à l’époque, on l’appelait «jardinier», d’après nos notions modernes, il fut plutôt architecte paysager et entrepreneur paysagiste. Il conçut et réalisa plus de 170 parcs pour les nobles d’Angleterre, dont plusieurs, comme Bleinheim Palace, Kew Garden et Highclere Castle (utilisé comme site du tournage de l’émission télévisée Downton Abbey) existent encore aujourd’hui. Plus de 30 sont maintenant ouverts au public. Une révolution Brown révolutionna d’ailleurs l’aménagement paysager, car il délaissa le rigide jardin à la française d’André le Nôtre, avec ses lignes droites, ses étangs symétriques et ses haies carrées, qui dominait jusqu’alors les propriétés des nobles d’Angleterre, pour une style beaucoup plus naturel, caractérisé par de... Lire la suite >

Plantes à la fois comestibles et toxiques

Il peut paraître bizarre de penser qu’une plante peut être à la fois comestible et toxique et pourtant, c’est en fait souvent le cas. Beaucoup de plantes, notamment, produisent des fruits comestibles pour attirer les oiseaux et les mammifères qui aident à leur distribution, mais la même plante tient à ce que ce mêmes animaux, ainsi que d’autres créatures, ne mangent pas leur feuillage et ainsi les infusent avec des produits dissuasifs ou toxiques. Ainsi la chair du fruit est comestible, mais la graine est toxique, ce qui assure que le «transporteur» ne la bouffera pas. Et d’autres plantes «comestibles» ne deviennent comestibles que si on ne les prépare correctement. Des exemples Voici quelques plantes comestibles couramment cultivées qui sont aussi toxiques. Notez bien que, sauf mention contraire, la toxicité des plantes mentionnées est relativement faible, pouvant causer des inconforts intestinaux et des nausées, mais nécessitant rarement des traitements médicaux. Enfin, avant que vous ne me posez la question, oui, la plupart de ces plantes sont... Lire la suite >

Les plantes huit fois plus efficaces à réduire la pollution atmosphérique qu’on ne le pensait

Une étude récente suggère que les plantes sont encore plus efficaces à réduire la pollution atmosphérique des centres urbains qu’on avait cru jusqu’alors. D’après Thomas Pugh et ses collègues, les plantes vertes filtrent davantage l’air de deux polluants toxiques aux humains, soit le dioxyde d’azote (NO2) et les matières particulaires microscopiques (PM), dans les centres urbains densément remplis d’édifices, d’asphalte et de béton qu’on ne pensait jusqu’alors. Les premières estimations calculaient seulement une réduction de 5% ou moins pour les deux polluants dans ce qu’on appelle les «canyons urbains» (endroits où la rue est bordée par les bâtiments des deux côtés en créant un environnement de canyon où l’échange d’air est très réduit), mais cette étude indique plutôt une réduction du N02 de jusqu’à 40% et de matières particulaires de jusqu’à 60%, soit un apport réellement appréciable. Ce sont les plantes grimpantes qui sont les plus efficaces et on peut les faire monter facilement sur les façade des édifices (et... Lire la suite >

L’arbuste le plus dangereux au monde

Le gympie-gympie (Dendrocnide moroides), d’Australie, est réputé l’arbuste le plus dangereux au monde… et aussi le plus douloureux. Tout contact avec ses feuilles munies de poils irritants provoque une réaction qu’on a comparée à un mélange d’acide brûlant et d’électrocution. La douleur peut persister des semaines, même jusqu’à 20 ans, et a poussé plus d’une victime au suicide. Certain chiens et chevaux qui ont frôlé la plante en sont morts. Les forestiers qui travaillent dans le secteur où la plante abonde doivent porter le même genre de combinaison de protection que le personnel qui s’occupent des patients atteints d’Ebola! Heureusement qu’on peut sauver les gens qui y touchent si on réagit rapidement. Il faut enlever les piquants restés dans la peau avec de la cire dépilatoire et appliquer de l’acide hydrochlorique diluée à la zone touchée. Seriez-vous surpris d’apprendre que le gimpy-gimpy appartient à la même famille que l’ortie?

Un tas de broussailles pour attirer des amis

Le prédicateur anglais John Wesley a fait la célèbre déclaration «la propreté est proche de la sainteté”… mais il n’était sûrement pas un amant de la nature! Un tas de broussailles – branches de diverses longueurs, feuilles mortes, quelques buches, autres déchets végétaux – qu’on laisse s’accumuler sur le terrain est un excellent abri pour une foule d’amis de nos jardins. Par exemple, plusieurs oiseaux s’y abriteront par mauvais temps et bon nombre de papillons cherchent justement des milieux semblables pour hiverner. Les crapauds, les musaraignes, les carabes et d’autres animaux nocturnes y trouvent un lieu protégé pour passer la journée. Et les pics viennent y chercher des larves sous l’écorce des branches mortes pour se nourrir. Vous n’avez pas à placer votre «tas de broussailles pour la faune» en pleine vue. Si vous craignez que des voisins ne s’en plaignent, placez-le dans un coin de l’arrière-cour, dans un sous-bois ou dans un tout autre autre emplacement peu visible. N’ayez crainte: vos... Lire la suite >

Engrais toxiques?

Saviez-vous que les engrais peuvent être toxiques aux plantes? Il faut les diluer correctement, les mélanger avec le sol ou les appliquer uniquement en surface (où la pluie ou l’arrosage les dilueront) afin de les appliquer en sécurité. Les racines qui touchent directement à un engrais concentré meurent… et quand trop de racines meurent, le reste de la plante suivra. Il faut toujours, toujours, toujours lire l’étiquette des engrais – oui, même les engrais biologiques! – et les appliquer soit selon la recommandation ou à un taux inférieur.

L’arbre idéal pour commémorer une naissance

Dans certaines familles, il y a une longue tradition de planter un arbre à la naissance ou à l’adoption d’un enfant. Sinon, pourquoi ne pas en commencer une? Ainsi, 15, 30 ou 60 ans plus tard, l’enfant, maintenant grand, aura toujours son arbre souvenir. Mais quel arbre planter? Là où il peut pousser (jusqu’en zone 4 et même les emplacements très protégés en zone 3), le ginkgo (Ginkgo biloba) est peut-être le choix idéal. Sa croissance est lente mais régulière, il pousse dans presque tout sol bien drainé, il est résistant aux insectes et aux maladies et, surtout, il vit très, très longtemps: 1000 ans et plus. Ainsi, même si le nouveau-né atteint et dépasse son centenaire, son arbre commémoratif sera toujours là pour lui rappeler l’amour de sa famille.

Quand la foudre frappe un arbre

On sait que la foudre frappe souvent l’objet le plus haut d’un secteur… et souvent il s’agit d’un arbre. Les arbres les plus susceptibles d’être touchés sont ceux qui son isolés, plus hauts que les arbres environnants ou près de l’eau. Les chênes, les ormes, les pins, les épinettes, les peupliers, les érables et les frênes sont considérés comme les plus à risque de recevoir un coup de foudre. En fait, le bois n’est pas bon conducteur d’électricité, mais la sève présente dans l’aubier, oui. La foudre descend alors à l’intérieur de l’arbre, de haut en bas et jusqu’à dans les racines, transportant jusqu’à 100 millions volts d’électricité et chauffant la sève jusqu’à ce qu’elle se vaporise. Quand un arbre est frappé par la foudre, il peut carrément exploser, mais généralement les dégâts sont plus discrets. On voit souvent une longue bande d’écorce arrachée ou éclatée, souvent aussi une fente dans le tronc, mais parfois il n’y a aucun signe... Lire la suite >

Trois plantes ombrelles géantes

Les feuilles rondes sont déjà rares dans la nature, mais encore davantage dans les climats tempérés. Elles ont la curieuse habitude d’avoir un pétiole presque au centre de l’arrière du limbe de la feuille, comme un bouclier. Botaniquement, on dit que ces feuilles sont «peltées», mais le jardinier moyen dira probablement qu’elles ont des feuilles comme un parapluie, un parasol ou une ombrelle. Les plantes ombrelles sont tout aussi rares dans nos jardins que dans la nature, mais il y en a trois à noter particulièrement: l’astilboïde, le darmera et le pétasite du Japon. À cause de leur grande taille, on pourrait presque les utiliser comme ombrelle! Malgré des différences assez nettes, souvent les jardiniers les confondent. Voici comment les distinguer. Astilboïde Astilboides tabularis Des trois vivaces ombrelles présentées ici, c’est celle qu’on pourrait le plus facilement servir comme parasol, car ses feuilles sont larges (jusqu’à 90 cm de diamètre) et presque parfaitement rondes. Elles sont découpées sur le bord,... Lire la suite >

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