Mythe horticole: l’analyse de sol visuelle

Par défaut
20160419A

Le pissenlit pousse aussi bien dans les sols alcalins que les sols acides.

Certains prétendent que l’on peut évaluer le pH du sol (son acidité ou son alcalinité) juste à regarder les mauvaises herbes qui y poussent. Les mousses, les fougères, les prêles, les pissenlits et les épervières pousseraient dans un sol acide alors que les silènes, les carottes sauvages, les chénopodes et les chardons préféraient les sols alcalins (calcaires)… sauf que ce n’est pas si vrai que cela.

En fait, toutes les plantes mentionnées poussent très bien aussi dans les sols qui se situent exactement à l’opposé du spectre (des mousses dans un sol alcalin, des chardons dans une sol acide, etc.). Il est très facile de trouver, par exemple, un pissenlit et une carotte sauvage pousser côté à côte, ou une épervière voisine d’un chardon. D’ailleurs, la capacité de pousser dans presque tout sol est une caractéristique commune à la plupart des plantes qu’on appelle mauvaises herbes. Ainsi, la présence de telle ou telle mauvaise herbe n’indique pas grand chose au jardiner… sauf qu’il est peut-être temps de faire un peu de désherbage.

Si vous voulez vraiment connaître le pH de votre sol, il faut faire une analyse, tout simplement.

Publicités

2 réflexions sur “Mythe horticole: l’analyse de sol visuelle

  1. Daniel

    Effectivement que les plantes ont une marge de tolérance par rapport à leur condition idéale en terme de pH où autre, c’est pourquoi il me semble avoir lu qu’on ne peut par parler d’une plante « bio-indicatrice » à partir d’un sujet isolé, mais à partir de populations plus importantes qui donnent des indications plus précises, surtout si cela est confirmé et recoupé par plusieurs type de plantes.

    Si l’acidité n’avait pas d’incidence sur le développement des plantes sauvages, je ne vois pas pour quelle raison elle en aurait sur les plantes cultivées, et dans ce cas pourquoi se préoccuper du pH ?

    Merci de vos éclaircissements…

    • Dans les milieux non perturbés, on peut diviner certaines choses d’après les plantes qui y poussent. Exemple, un paysage dominé par les épinettes et bleuetiers aurait sûrement un sol acide. Mais dès que l’homme s’en mêle, avec ses coupes, ses plantations, son retournement du sol et ses amendements, il y a très peu qui sera clair. Le pH du sol a relativement peu d’influence sur la majorité des végétaux plantés, du moins la majorité du temps, car la plupart des sols sont dans une gamme de pH modérée. Si le pH est extrême, on voit plus d’influence. Les mauvaises herbes, presque par définition, sont très tolérantes des écarts; si elles ne l’étaient pas, elles n’arriveraient pas à s’établir un peu partout.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s