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2016: l’année de l’allium ornemental

Chaque année le National Garden Bureau déclare une «année de» que met en vedette quatre plantes: un légume, une annuelle, une vivace et un bulbe. Voici les articles sur le légume de l’année, la carotte, l’annuelle de l’année, le bégonia et la vivace de l’année, le delphinium. Regardons aujourd’hui le lauréat dans la catégorie des bulbes, l’allium ornemental. Ail, oignon ou allium? C’est la première fois que le National Garden Bureau inclut les bulbes dans son programme L’année de… et il ne manque pas d’ambition en choisissant d’honorer l’allium ornemental. Le genre Allium est vaste, avec plus de 750 espèces, dans la famille des Amaryllidacées (autrefois on le classait parmi les Liliacées). On le connaît surtout pour ses espèces comestibles, comme l’oignon (Allium cepa), l’ail (A. sativum), la ciboulette (A. schoenoprasum), l’échalote (A. cepa aggregatum) et le poireau (A. ampeloprasum), mais en fait tous les alliums sont comestibles, la plupart ayant un goût piquant et un odeur soufré rappelant ceux de l’oignon et... Lire la suite >

Si l’eau est dure…

Si l’eau de votre robinet est très dure, soit d’un pH de 7,5 ou plus (votre municipalité pourrait vous le dire), rempotez vos plantes d’intérieur deux fois par an, au printemps et au début de l’automne, en remplaçant presque tout le terreau. L’eau dure contient beaucoup de sels en solution, sels qui sont toxiques aux racines des plantes lorsqu’ils s’accumulent… ce qu’ils feront très rapidement dans un pot où l’eau de drainage reste dans la soucoupe. En rempotant deux fois par année et en jetant l’ancien terreau au compost, par contre, vous «nettoierez» les racines des contaminants et la croissance de la plante sera alors très belle. Si vous ne pouvez pas rempotez si souvent, songez à lessiver le terreau aux 2 mois, soit en laissant couler l’eau à travers le terreau pour drainer dans l’évier. Le lessivage aussi fait diminuer les sels qui s’accumulent dans le terreau. Vous trouverez plus d’information sur le lessivage dans le texte Ce n’est pas que sur... Lire la suite >

Une fontaine d’argent pour la platebande

Si j’avais à donner un prix pour l’annuelle de l’année 2016, il irait à l’épiaire Bello Grigio® (Stachys Bello Grigio)*, aussi vendue dans certains marchés sous le nom de Stachys Mighty Velvet™. Personnellement, je l’appelle «oreille de lapin», car vraiment, c’est l’effet qu’il donne! *Correction: Finalement, le vrai nom botanique de cette plante serait Senecio niveoaureus. Comme elle n’est pas un épiaire (Stachys), mais un séneçon (Senecio), il faudrait l’appeler séneçon Bello Grigio. Cette nouveauté venant des Pays-Bas n’est pas du tout votre annuelle typique. Après tout, on ne la cultive pas pour ses fleurs, mais uniquement pour son feuillage. Ses feuilles longues et étroites sont complètement couvertes de soies blanches, lui conférant un effet blanc argenté. On ne voit aucunement le vert en-dessous! Elles sont dressées au début, puis arquées par la suite, créant un effet de fontaine blanc argenté qui illumine le paysage. De plus, c’est une couleur qui met toutes les autres en valeur. Évidemment, il faut le toucher... Lire la suite >

Le temps de rependre la fertilisation

Maintenant que le mois de mars est à nos portes, vous avez peut-être remarqué que vos plantes d’intérieur recommencent à pousser et ce, après plusieurs mois de repos. Aussi, les jours sont désormais assez longs pour supporter une belle croissance saine. C’est donc le bon moment pour recommencer à les fertiliser. Si certaines de vos plantes ne sont pas encore «réveillées», par contre (comme chez l’humain, il y a chez les plantes des lève-tôt et des lève-tard), attendez de voir des signes de croissance avant de les fertiliser, car c’est signe qu’elles ne sont pas encore prêtes à accepter un ajout de minéraux. Notez bien que tout engrais conviendra pour la fertilisation de vos plantes d’intérieur (pour plantes d’intérieur, pour rosiers, pour gazons, etc.): les végétaux ne sont pas à cheval sur des formulations spécifiques. L’important est tout simplement de ne jamais dépasser la dose recommandée.

Tomates et pommes de terre sur le même plant

L’an dernier, j’ai écrit un blogue sur la «pomate» intitulé Deux légumes pour le prix d’un.  Il n’y avait pas de raison spécifique: c’est un sujet qui m’intéressait, tout simplement. Mais il faut croire que j’ai quelques dons de voyance, car cette année, il y aura des plants de pomate sur le marché au Québec, même à la grandeur du Québec. Portant le nom évocateur de Ketchup ‘n’ Fries™ (ketchup et frites), on m’assure qu’ils seront disponibles dans toutes les jardineries ce printemps. Ce produit est d’ailleurs déjà en vente en en Europe depuis 2 ou 3 ans sous le nom Ketchup ‘n’ Chips™. Pas vraiment nouveau L’idée de greffer un plant de tomate sur une pomme de terre est en fait un vieux concept: déjà le jardinier français M. Fourquet à Fromont (Seine-et-Marne) avait réussi un tel greffage en 1820. Et si ça peut fonctionner, c’est que les deux plantes sont de proches parents, étant toutes deux dans la famille des... Lire la suite >

Le côté sombre des vers de terre

Les jardiniers nord américains sont si enthousiastes au sujet des vers de terre qu’il paraît un peu méchant de les désillusionner, mais il faut souligner que les vers de terre n’ont pas que de bonnes qualités. La triste réalité est que les lombrics typiques de des jardins nord-américains sont tous des importés et qu’ils font beaucoup de dégâts aux milieux naturels en Amérique du Nord. En effet, avant l’arrivée des Européens, il n’y avait presque pas de vers de terre au-delà du 45e parallèle en Nord de l’Amérique du Nord (les espèces qui y vivaient autrefois ayant été éliminées par les glaciations)… et même les espèces du Sud du continent étaient moins «travaillants» que les vers de terre européens. Aujourd’hui on calcule que des 182 espèces de lombrics présents au Canada et aux États-Unis, 60% viennent de l’Europe et de l’Asie. Dans un jardin typique canadien, tous les vers de terre sont des espèces envahissantes. La forêt nord-américaine a cependant évolué... Lire la suite >

Pomme de terre ou patate?

Les petits Québécois se font disputés pour avoir dit «patate» au lieu de pomme de terre sous prétexte que le premier terme serait un anglicisme, dérivé de potato, alors que «pomme de terre» serait le vrai terme français. En fait, cependant, on appelle ce tubercule «patate» dans le langage familier partout où l’on parle français, non seulement au Québec mais aussi en Europe, et cette utilisation n’a rien d’un anglicisme… l’usage date du tout début de la culture de la pomme de terre en Europe, bien avant l’influence actuel de l’anglais. En effet, la pomme de terre (Solanum tuberosum) et la patate (Ipomoea batatas), que nous appelons souvent «patate douce» pour la distinguer de la pomme de terre, ont tous deux été importées de l’Amérique à partir de la fin du 15e siècle. La pomme de terre, de la famille des Solanacées (famille de la tomate), vient des hautes élévations des Andes et s’adapte bien aux sols plutôt frais des régions septentrionales... Lire la suite >

Mythe horticole: la couche jetable dans le fond du pot

J’entends souvent le conseil qu’il est utile de mettre une couche de bébé dans le fond d’un pot – surtout d’un panier suspendu – pour réduire les besoins en arrosage. J’ai même entendu une conseillère dans une jardinerie le recommander à une cliente. Curieusement, aucun panier dans ladite jardinerie ne contenant une telle couche. Pourquoi alors recommander à un client une action qu’on ne pratique même pas soi-même? Cette action semble pourtant logique. Les couches de bébé jetables contiennent des cristaux absorbants appelés hydrogels. Si on place une couche dans le fond du pot, ne pourrait-elle pas libérer l’eau qu’elle a absorbée aux plantes en période de disette? Mais c’est mal comprendre le fonctionnement d’une couche jetable. Elle n’est pas conçue pour libérer de l’eau, mais pour l’absorber et la garder. D’ailleurs, si elle s’assèche le moindrement, elle aura tendance à aller chercher ce qui reste de l’eau dans le terreau au-dessus, asséchant la plante davantage plutôt qu’à l’abreuver. De... Lire la suite >

Combien de graines dans le sachet?!

Êtes-vous dépassé par le vaste choix de semences sur le marché? Comment choisir le meilleur fournisseur quand la même variété est offerte par 4 ou 5 compagnies différentes? C’est déjà difficile dans les jardineries, où il y a souvent les sachets de 2 ou 3 compagnies différentes dans les étalages, mais quand vous allez à une Fête des semences et il y a une dizaine de fournisseurs ou même plus, comment choisir? Il y a le prix, bien sûr, mais… pensez aussi au nombre de semences dans le sachet. Un sachet qui est bon marché mais qui contient peu de semences vous coûte en fait plus cher qu’un sachet au prix supérieur qui contient beaucoup de semences. Certains semenciers indiquent le nombre de semences sur le sachet. Et si vous allez dans une Fête des semences, le semencier sera directement devant vous et alors vous pouvez le lui demander. Ou toucher le sachet avec vos doigts: quand les graines sont relativement... Lire la suite >

C’est le temps de bouturer

Pour la plupart des plantes, les boutures reprennent plus rapidement et plus sûrement quand elles sont en croissance. C’est pour cette raison qu’il n’est pas sage de bouturer des plantes d’intérieur pendant l’automne et l’hiver, surtout après la mi-octobre: car leur croissance à cette saison est réduite ou nulle et souvent les boutures pourrissent plutôt que de prendre racine… ou encore, végètent pendant des mois avant de montrer, timidement, une certaine reprise. Par contre, dans nos maisons du moins, l’hiver tire maintenant à sa fin et alors, sous l’influence des jours de plus en plus longs, la croissance de nos plantes d’intérieur débute, ou sinon elle commencera très bientôt. C’est pour cette raison que la meilleure saison pour prendre des boutures de nos plantes d’intérieur est habituellement entre la mi-février et la fin d’août. Quelles plantes bouturer? Presque toutes les plantes d’intérieur qui ont une tige peuvent se bouturer, les palmiers étant l’exception majeure (il faut les multiplier par semences ou par division).... Lire la suite >

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