Tirer avantage d’une plante indésirable

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20150718ALa prêle des champs (Equisetum arvense) est une fougère (oui, les botanistes ont récemment décidé qu’elle n’est plus une «plante apparentée aux des fougères», mais une fougère à part entière) très envahissante que beaucoup de jardiniers doivent arracher régulièrement. Mais tant qu’à l’arrachez, ne pourrait-elle pas servir à quelque chose? Il n’est pas question de mettre ses rhizomes vivants dans le compost (souvent ils survivent au processus de compostage pour envahir de nouveau nos jardins quand on l’utilise), mais on peut utiliser la prêle d’une autre façon…

Il se trouve que la prêle est riche en silice (jusqu’à 8%), d’ailleurs plus que toute autre plante. Or la silice aide les plantes à mieux résister aux maladies. On peut donc préparer une décoction maison pour aider à prévenir différentes maladies fongiques comme le blanc (oïdium), la tâche noire du rosier, la pourriture grise (Botrytis), le mildiou et certaines rouilles.

À cette fin, faites macérer 50 grammes de prêle fraîche dans 1 litre d’eau pendant 24 heures, puis faites bouillir pendant 15 à 20 minutes et laissez refroidir. Filtrez pour enlever les résidus végétaux (qui peuvent maintenant aller au compost en toute sécurité).

20150718BDiluez ce concentré à raison de 200 ml par litre d’eau et pulvérisez aux 2 semaines sur les végétaux sujets aux maladies, notamment les légumes, les phlox, les monardes et les rosiers. Les plantes peuvent absorber les minéraux, dont la silice, par leur feuillage.

Alternativement, vous pouvez arroser le sol des plantes avec la décoction. Ainsi les plantes traitées absorberont la silice par leurs racines.

Remarquez que, tout comme les fongicides commerciaux, la décoction de prêle ne peut pas guérir une maladie: une fois que les symptômes sont visibles, tout au plus peut-elle ralentir sa progression. Logiquement, donc, il faut l’utiliser en prévention, sur des plantes saines mais sujettes aux maladies fongiques.

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2 réflexions sur “Tirer avantage d’une plante indésirable

  1. Michèle B.

    Yé!! Je suis littéralement INONDÉE de prêles des champs…
    On nous dit toujours, en arrosant de ne pas mouiller le feuillage des plantes (légumes, la tomate particulièrement, rosiers, etc. ). 1. Dois-je comprendre, qu’ici, c’est le contraire, on doit viser les feuilles ?
    2. Y -a-t’il un moment de la journée qui est mieux (le matin, les rayons du soleil sont déjà très présents, brulures en perspectives?; le soir, les feuilles n’auront peut-être pas le temps de sécher avant la nuit?…) ?
    Merci encore pour ces précieux conseils!!!

  2. Pour un arrosage normal, on essaie d’éviter de mouiller le feuillage, mais c’est un traitement, donc une exception. Idéalement on vaporise le matin: ainsi le feuillage sèche plus vite qu’en après-midi. Et justement, si le soir est moins recommandé, ce que le feuillage reste humide toute la nuit, d’où un plus important risque de maladies. Aucun risque que le feuillage ne brûle, même si on arrose en plein soleil. Il faudrait bien que j’écrive quelque chose là-dessus!

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