Des tomates résistantes aux maladies

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Tomate souffrant de fusariose.

Ah, les maladies des tomates (Solanum lycopersicum): il y en a tant et elles nous causent tant d’ennuis! Mais vous pouvez parfois les éviter en choisissant une tomate résistante… et pour cela, il suffit parfois de comprendre le code qui suit son nom. D’ailleurs, si le nom est accompagné d’une tel code, comme VFNT, vous saurez tout de suite que la plante offre certaines résistances.

Codes de résistance des tomates

Voici un petit tableau qui indique les codes de résistance des tomates:

V                            résistant à la verticilliose
F                            résistant à la fusariose race 1
FF                          résistant à la fusariose races 1 et 2
FFF                       résistant à la fusariose races 1, 2 et 3
A                            résistant à l’alternariose
N                            résistant aux nématodes (rarement un
problème dans les jardins québécois)
Ph, PHR ou LB   résistant au mildiou
St                           résistant à la stemphyliose
T ou TMV             résistant à la mosaïque du tabac

Donc, les variétés de tomate avec toute une filée de lettres après leur nom, comme ‘Big Beef’ VFFNTA ou ‘Celebrity’ VFFNT, sont d’excellents choix pour les jardiniers ayant eu des problèmes de maladie dans le passé. Avant d’acheter un plant de tomate, demandez toujours au fournisseur de vous spécifier ses résistances.

Notez qu’une résistance à une maladie ne garantit pas que la plante ne l’attrapera pas, notamment si l’été est frais et humide ou si le sol est contaminé, mais retardera le début de l’infestation ainsi que sa progression, permettant souvent une récolte raisonnable.

Un cas spécial : 
le mildiou de la tomate

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Fruit atteint de mildiou de la tomate.

De nouvelles souches de mildiou de la tomate (Phytophthora infestans) sont sorties de nulle part il y a seulement quelques années, prenant les semenciers et les jardiniers de court, car au début, aucune tomate ne semblait résistante à cette maladie. C’est la même maladie qui a provoqué la Grande famine irlandaise (1846-1851), car le mildiou de la tomate est en fait aussi le mildiou de la pomme de terre. Toutefois, depuis presque 170 ans, on avait trouvé littéralement des centaines de cultivars résistants à cette maladie qui était devenue si rare qu’il ne valait pas la peine d’en parler. Mais l’arrivée de souches nouvelles contre lesquelles les tomates n’avaient pas de résistance a provoqué la perte de millions de plants de tomate… et provoque encore des pertes à tous les ans, surtout chez les jardiniers amateurs qui n’ont pas accès aux pesticides qu’utilisent les agriculteurs.

Surtout courante dans les régions aux étés humides comme le nôtre, le mildiou est rapidement devenu la maladie de tomate la plus dévastatrice dans les jardins canadiens. De plus, contrairement aux autres maladies, qui tendent à affaiblir la plante et à réduire la récolte, mais sans la tuer, le mildiou peut tuer la plante ou détruire tous ses fruits. Et comme ses spores s’étendent rapidement, apportées par le vent, plutôt que de rester dans le sol là où étaient plantées des tomates au cours des années précédentes, la rotation seule ne suffit pas à le prévenir.

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Premiers symptômes du mildiou.

On reconnaît le mildiou de la tomate par ses symptômes. D’abord, vers la fin de l’été (les anglophones appellent cette maladie late blight, car justement elle survient tardivement), des taches brunes s’installent sur les feuilles inférieures et grossissent rapidement. À l’envers de la feuille, ces taches peuvent être couvertes de «mousse» blanchâtre. La maladie monte successivement vers le haut, affectant feuille après feuille. Souvent les tiges aussi brunissent. Pire encore, juste au moment où le fruit est presque mûr, une ou des dépressions molles et noires se forment sur le fruit et alors il n’est bon que pour la poubelle.

Malheureusement, peu de semenciers indiquent la résistance à cette maladie, peut-être parce qu’ils n’arrivent pas à s’entendre sur un code commun. Certains utilisent Ph, d’autres PHR et d’autres encore LB (pour late blight), mais la plupart n’indique rien du tout. Dommage, car c’est une information des plus utiles!

Heureusement, indication Ph/PHR/BR ou pas, il y existe maintenant quelques variétés résistantes à ce fléau. C’est notamment le cas de ‘Defiant’, ‘Fantastico’, ‘Golden Currant’, ‘Iron Lady’, ‘Jasper’, ‘Juliet’, ‘Lemon Drop’, ‘Matt’s Wild Cherry’, ‘Mountain Magic’, ‘Mountain Merit’, ‘Mr. Stripey’ (‘Tigrella’), ‘Plum Regal’, ‘Pruden’s Purple’, ‘Quadro’, ‘Resi’, ‘Rote Murmel’, ‘Rote Zora’ et ‘Wapsipinicon Peach’. Si vous avez eu des problèmes dans le passé avec le mildiou de la tomate, mieux vaut rechercher une de ces variétés résistantes pour votre jardin estival.

Et non, il n’est pas trop tard pour planter des tomates! D’ailleurs, du moins au Québec, c’est à peine depuis quelques jours que les nuits sont réellement assez chaudes au goût des jeunes plants de tomate!

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6 réflexions sur “Des tomates résistantes aux maladies

  1. je recherche une réponse que vous avez donne sur les petits champignons qui viennent de pousser dans un de mes pot fleur que je viens de transplanter dans une nouvelle terre dangereux d y toucher la réponse s v p

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