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Un traitement à l’huile pour les fruitiers

L’huile d’hiver (aussi appelée huile au stade dormant, huile de dormance, huile pour traitement d’hiver, etc.) est une huile épaisse appliquée normalement au printemps, à la fonte des neiges, mais on peut aussi l’utiliser à l’automne, après la chute des feuilles. On l’applique sur les végétaux ligneux : arbres, arbustes, conifères, grimpants (notamment la vigne à raisin)… tout ce qui, en fait, survit à l’hiver hors du sol. C’est le traitement insecticide favori des amateurs de fruitiers, notamment, car les fruitiers ont plus que leur part d’ennemis. Selon la région où vous habitez, on l’applique entre le début de mars et la mi-mai… même dès janvier dans les climats vraiment modérés. Cette huile agit sur les insectes et acariens qui hivernent sur les branches et les écorces, que ce soit sous forme d’adulte, de pupe ou d’œuf: pucerons, acariens, psyllides, citadelles, cochenilles, etc. En recouvrant l’insecte d’huile, on vient boucher ses pores, ce qui l’empêche de respirer. Aussi elle fait fondre la couche... Lire la suite >

Alléluia! Nos lilas sont sauvés!

Un article paru dans La Presse le 16 mars 2015 a semé la panique à travers le monde horticole au Québec. Le titre de l’article, Le lilas menacé par l’agrile du frêne?, écrit par Audrey Ruel-Manseau, a de quoi faire peur aux jardiniers. On sait que l’agrile du frêne (Agrilus planipennis), un insecte perceur introduit accidentellement de l’Asie, tuent les frênes nord-américains (Fraxinus spp.) quand il s’y installe et qu’on craint alors la quasi-disparition des frênes au Québec au cours des prochaines années. Mais s’il s’attaque aux lilas aussi, cela décuplera la tragédie, car les lilas sont très prisés des jardiniers pour leurs superbes fleurs printanières parfumées. L’article soulignait que l’insecte avait été trouvé récemment, pour la première fois, sur une plante qui n’était pas un frêne, soit dans un chionanthe de Virginie, Chionanthus virginicus, un petit arbre appelé parfois arbre à neige à cause de ses fleurs blanches plumeuses. Déjà dès le départ, cette information est un peu fausse: on sait depuis quelques... Lire la suite >

Croisière horticole aux îles hawaïennes

Je viens tout juste d’arriver d’un superbe voyage: une croisière aux îles hawaïennes et j’ai pensé vous raconter le voyage dans ce blogue. 13 mars 2015 C’est le grand jour! Après une levée très tôt (3h), je rencontre les premiers voyageurs à l’aéroport de Québec, puis c’est le premier vol. Nous voyageons avec Westjet, une première pour moi. À Toronto, nous rencontrons les voyageurs d’Ottawa, partis sur un autre vol, puis, à Vancouver, les gens de Montréal, également partis sur un vol différent. Le groupe de 37 passagers est désormais complet et nous faisons la plus longue partie du vol ensemble, soit de Vancouver à Honolulu: un peu plus que 6 h. En arrivant à Honolulu, il fait déjà noir. Donc, nous ne faisons que nous rendre à l’hôtel, à Waikiki, et prendre nos chambres.

Réaliser votre aménagement étape par étape

Vous n’êtes pas obligé de réaliser tout votre aménagement paysager d’un seul coup. Sinon non seulement les coûts seront exorbitants, mais l’entretien aussi (tout aménagement demandera beaucoup d’entretien la première année, le temps que les plantes s’installent à demeure). Aussi, tout faire en même temps vous demandera sans doute l’aide de professionnels, même pour des projets faciles que, en temps normal, vous auriez pu faire vous-même, ce qui augmente encore plus le coût. Divisez plutôt votre projet d’aménagement en petites «bouchées» que vous pouvez réaliser vous-même au cours d’un seul été. Cela vous coûtera moins cher et vous ne vous sentirez pas débordé par l’entretien impliqué. Par exemple, installer un potager en carré, préparer une platebande selon la méthode du jardinier paresseux (avec papier journal), etc. Mais où commencer? À vous de décider, bien sûr, mais il est souvent plus sage de régler les problèmes majeurs au départ, même s’ils n’apportent rien de très esthétique à votre aménagement, avant d’ajouter... Lire la suite >

Épiphyte

Une plante qui vit sur le tronc ou la branche d’une autre plante qui n’est pour lui qu’un support. Un épiphyte n’est pas un parasite, car il ne soutire aucun nourriture de son hôte. La plupart des orchidées et des broméliacées, par exemple, sont des épiphytes.

Un arrosage en absentia

Arroser des plantes d’intérieur quand vous vous absentez est toujours un problème. Même si vous confiez le travail à un voisin ou à un ami, il est fort probable que certaines plantes souffriront. Mais il est facile d’organiser les plantes pour qu’elles n’aient pas besoin d’arrosage pendant 8 à 12 semaines et même plus. Il suffit de bien les arroser avant de partir, de les laisser s’égoutter (le terreau doit être à peine humide, pas détrempé), d’enlever toute feuille ou fleur morte ou mourant (elles ne feront que pourrir pendant votre absence), puis de les insérer dans un sac de plastique transparent (un sac de nettoyeur ou sac transparent pour les feuilles d’automne, par exemple), soit seules (pour les grosses plantes) ou en groupes (pour les plus petites). Scellez bien le sac et retirez les plantes du plein soleil (le soleil qui tape sur un contenant fermé peut faire cuire les plantes qu’il contient!), puis partez en paix. Sans possibilité... Lire la suite >

La tomate change de nom, mais pas de taille

Si vous avez lu le blogue «jardinier paresseux» d’hier (La valse des noms botaniques), sachez que la tomate est parmi les végétaux qui ont changé de nom botanique. Il s’appelait Lycopersicon esculentum jusqu’à tout récemment, mais son nom botanique officiel est maintenant Solanum lycopersicum. Ainsi, il vient rejoindre deux cousines bien connues, la pomme de terre (S. tuberosum) et l’aubergine (S. melongena). La question du jour est: que veulent dire les deux termes qui sont souvent appliqués à la tomate: «déterminé» (croissance déterminée, tomate déterminée, etc.) et l’autre «indéterminé» (croissance indéterminée, tomate indéterminée, etc.). Ces mots font référence à la hauteur de la plante: la tige supérieure d’une tomate déterminée se termine par des boutons floraux. Ainsi, la plante cesse de grandir assez jeune, à une hauteur déterminée, c’est-à-dire restreinte. Arrivée à une certaine hauteur, qui varie quand même selon le cultivar, elle arrête de pousser. Elle ne deviendra donc pas très haute et aura peu ou pas besoin de tuteurage. Les... Lire la suite >

La valse des noms botaniques

 Question:  Vous mentionnez dans un article que vous avez écrit dans le journal Le Soleil (2015, l’année du coléus) que le coléus a changé de nom botanique. Qui décide de ces changements de noms? Pourquoi la plante a-t-elle changé de nom? Eve Pouliot-Mathieu Réponse: Il y a un groupe de botanistes et biologistes spécialisés appelés taxonomistes. Leur rôle est de vérifier les origines des végétaux et les liens entre eux pour pouvoir les classifier et leur donner des noms. C’est au XVIIIe siècle que le naturaliste suédois Carl von Linné a créé le système binominal qu’on connaît actuellement, cela en remplacement du très boiteux système en utilisation jusqu’alors, où le nom d’une plante était une description complète, parfois de 20 mots ou plus! D’après le système binomial, en fonction depuis 1753, chaque plante appartient à un genre et a donc un nom générique, par exemple Pinus pour tous les pins et Monarda pour toutes les monardes. Puis, pour distinguer les différentes plantes dans... Lire la suite >

Confondez insectes et maladies en faisant une rotation des cultures

En planifiant votre potager, rappelez-vous que les pauvres insectes ont beaucoup de difficulté à repérer leur plante préférée quand on la change de place à tous les ans. C’est comme si vous changiez d’appartement annuellement sans laisser d’adresse afin de semer vos créditeurs (non, je ne parle pas d’expérience personnelle!): les parasites ne savent tout simplement pas où les chercher. Ainsi les insectes nuisibles, par exemple, ont tendance à pondre leurs œufs ou à passer l’hiver sous forme de pupe dans le sol, au pied de la plante qui les avait nourris durant l’été. Imaginez leur déconfiture quand ils se réveillent au printemps, prêts à bouffer, et ne trouvent plus la plante? La rotation aussi est très efficace pour réduire les maladies dans le potager. Les maladies se répandent pour la plupart par spores et celles-ci hivernent généralement dans le feuillage de la plante atteinte ou encore dans le sol à son pied. Mais alors que les insectes peuvent au moins commencer à chercher... Lire la suite >

On sème les pétunias à la St-Joseph

Le 19 mars est la fête de Saint Joseph… et la date à laquelle, habituellement, on sème les pétunias à l’intérieur. C’est pour cette raison qu’on les appelle traditionnellement des «saint-josephs»! Donc, en cette journée de semis de l’annuelle la plus populaire au monde, regardons un peu l’histoire et la culture du pétunia. Histoire Le pétunia est une plante vivace sud-américaine traitée comme annuelle chez nous, car il ne survit pas à nos hivers froids. C’est le botaniste français Antoine-Laurent de Jussieu qui nomma le genre en 1803. Il a choisi le nom Petunia, car la plante était proche parent du tabac (Nicotiana tabacum), alors appelé «pétun» en France. Il y a une vingtaine d’espèces de pétunia, mais deux surtout ont été utilisés pour créer le pétunia des jardins que nous connaissons (Petunia x atkinsiana): P. axillaris, à fleurs blanches parfumées, et P. integrifolia, à fleurs pourpres. Les pétunias sauvages ont des ports très variés, allant de rampant à buissonnant... Lire la suite >

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