Le marcottage aérien: de la haute voltige

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20150218-10

Presque au plafond, ce lucky bambou (Dracaena braunii) mériterait un marcottage.

Quand une plante d’intérieur se dégarnit complètement à la base alors que le sommet est encore très beau, ou encore qu’elle menace de percer le plafond tellement qu’elle est devenue haute, vous pouvez la récupérer avec un marcottage aérien. C’est notamment le cas des grandes plantes d’intérieur, comme le dieffenbachia (Dieffenbachia), le caoutchouc (Ficus elastica) et le dracéna (Dracaena), bien que cette technique fut utilisée, à l’origine, en plein air et sur les arbres fruitiers (on l’emploie ainsi depuis plus de 800 ans en Chine).

Évidemment, il aurait été possible de tout simplement bouturer la tête de la plupart de ces plantes, mais le taux de succès est plus faible, notamment quand il s’agit d’une plante ligneuse comme le croton (Codiaeum) , les divers figuiers (Ficus) ou le schefflera (Schefflera). L’avantage du marcottage aérien par rapport au bouturage est que la section que l’on veut faire enraciner continue d’être nourrie, en minéraux et en sucres, mais surtout en eau, par la plante-mère pendant tout le processus d’enracinement alors qu’une bouture, coupée de la plante-mère avant d’avoir fait ses racines, doit se débrouiller seule.

Le marcottage aérien paraît complexe, mais est en fait très simple à accomplir. Voici comment le faire, étape par étape.

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1. Dégagez la tige de feuilles (s’il en reste) là où vous vous proposez de pratiquer le marcottage.

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2. Avec un couteau, réalisez une petite incision à angle d’environ 30˚ dans la tige.

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3. Installez dans la fente ainsi pratiquée une allumette, un cure-dent ou une petite pierre pour empêcher la blessure de se fermer trop rapidement. Cette blessure envoie un signal hormonal à la plante, lui disant il est temps de se mettre en action et de produire des racines.

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4. Un léger saupoudrage d’hormone d’enracinement peut être utile pour les plantes qui sont réputées difficiles à bouturer, notamment quand la tige est très ligneuse. Un croton, par exemple.

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5. Prenez une bonne poignée de mousse de sphaigne humide (faites-la tremper dans l’eau avant de l’utiliser) et entourez-en la plaie. Je parle bien de mousse de sphaigne, aux fibres longs, non pas de mousse de tourbe (« peat moss »). On vend de petits sacs de mousse de sphaigne dans les jardineries.

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6. À cette étape, emprunter une autre paire de mains, si possible, sinon vous aurez à montrer une très bonne dextérité manuelle ainsi que la capacité de faire 3 choses à la fois. Enveloppez la mousse de plastique transparent en l’attachant, en haut et en bas, avec un une attache, de la corde ou du raphia.

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7. Au cours des semaines qui suivent, il faut maintenir la mousse constamment humide. Son état est facile à voir: elle pâlit quand elle est sèche. Au besoin, donc, ouvrez le haut du plastique pour y laisser écouler un peu d’eau.

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8. Les racines peuvent apparaître en quelques semaines ou en quelques mois. Lorsque elles sont nombreuses, enlevez la feuille de plastique et coupez la tige juste en dessous de la marcotte.

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9. Replantez le rejeton dans un pot de terreau humide. Le «bébé» se comportera tout de suite comme une plante adulte, puisqu’il est déjà bien enraciné.

Et voilà ! Vous venez de faire une marcotte aérienne. Ce n’est pas si sorcier, n’est-ce pas ?

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